ADEMA PASJ : Quel avenir politique avec Marimantia ?

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Après la douloureuse désignation de Marimantia Diarra comme président de L’ADEMA PASJ, ancien parti au pouvoir, on se demande ce qui adviendra de cette formation politique. Membre du Conseil national de transition(CNT), Marimantia ne pourra pas se présenter à la présidentielle de 2022. Mais c’est le passé trouble du nouveau président qui pose problème dans un pays où on ne parle que de refondation. Big Mantia, selon les intimes, est plus connu pour son passage désastreux à la tête du PGRN (Projet de gestion des ressources naturelles), un projet financé à hauteur de plusieurs milliards.Ce que le public retient est que le PGRN a été un fiasco à cause de la mauvaise gestion de la direction du projet. Selon des indiscrétions, la responsabilité de Marimantia a été déterminante dans la mauvaise gestion du projet. Et s’il n’a pas été inquiété par la justice, c’est parce qu’il est membre de l’ADEMA et a bénéficié des faveurs du régime de l’ancien président Alfa Oumar Konaré. Financé par l’Oncle Sam (USA) pour un coût total de 35 milliards de francs CFA pour une durée de vingt (20) ans (1992-2012), le projet a vécu huit (08) ans seulement (1992-2000). Huit ans auraient suffi au gestionnaire du projet PGRN de devenir un démocrate milliardaire: achat d’une parcelle d’un hectare à Kalaban-coura avec dix (10) bâtiments, certains remplis d’équipements neufs destinés aux localités du pays. On raconte également qu’une partie des fonds auraient servi à créer « un empire fortuné, à acheter des camions Bennes pour le transport et la vente du sable dans les quartiers de la rive droite du fleuve Djoliba ». L’autre partie aurait servi à financer le second mandat d’un candidat de la ruche et à acquérir des postes de responsabilité. Par la suite, Marimantia a servi le Mali à différents postes de responsabilité. C’est ainsi qu’il a été ministre plus d’une fois, Haut-commissaire adjoint de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Partout où il a été, Marimantia aura été décrié. Pour revenir au cas du PGRN, certaines sources rappellent qu’un accablant rapport de l’Inspection des Finances fait ressortir les détournements de fonds à hauteur de 35 milliards de nos francs des caisses de l’Etat. On se demande donc quel sera l’avenir politique de l’ADEMA avec une personnalité aussi contestée. Son appartenance au CNT pousse certains à spéculer sur ses vraies motivations, surtout une possible accointance avec les militaires putschistes. Mais c’est un leurre que de penser que les militaires ont besoin d’un deal avec l’ADEMA pour imposer un président élu par les Maliens au terme de la transition. Les cadres de l’ADEMA doivent comprendre que le temps des combines politiques qui ont mis le Mali à genoux est révolu. Assimi Goïta, en choisissant les membres du CNT, a voulu tisser un tapis multicolore pour le Mali et non un compromis sur le dos du peuple qui a soif de bonne gouvernance et de probité morale.
Ismael Diarra

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