Affaire Birama Touré : La version du Général Moussa Diawara

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L’ancien patron de la Direction générale de la sécurité d’Etat(DGSE) a expliqué que le journaliste Birama Touré n’a pas séjourné à la SE. Général de la garde nationale, Moussa Diawara dirigeait les renseignements maliens sous le président IBK dont le fils Karim Keïta est cité dans la disparition du journaliste qui n’a pas été revu depuis 2017. Mais il a été clair sur le fait que le journaliste disparu n’a pas été dans les locaux du service qui était sous sa responsabilité jusqu’à la chute du régime d’IBK.

L’arrestation de l’officier la semaine dernière a surpris du monde au Mali où il était revenu après avoir quitté le pays à la fin du pouvoir déchu. Il est supposé être le cerveau derrière le coup d’Etat du 8 août 2020, ce qui signifie qu’il est plutôt proche de la junte. Mais cette proximité ne l’a pas mis à l’abri d’être poursuivi par la justice pour complicité dans l’enlèvement et de la disparition du journaliste Birama Touré.
Selon des sources crédibles, Diawara bénéficiait d’une certaine protection au sein des forces de défense et de sécurité. Pourtant, ses adversaires indiquent sans preuves qu’il était mêlé de près ou de loin à tous les crimes reprochés à la famille présidentielle déchue. Mais jamais son nom n’avait été évoqué dans le dossier de la disparition du journaliste.
On avait le plus souvent parlé de Karim Keïta, fils d’IBK, comme le véritable commanditaire de la disparition du journaliste Birama Touré. Mais disposant de nouveaux éléments dans l’affaire, le procureur de la commune IV a eu le courage de convoquer le général Moussa Diawara qui ne savait pas ce qui l’attendait. Le procureur a décidé ensuite de l’inculper et de le mettre sous mandat de dépôt. De sources judiciaires,
Birama Touré aurait été détenu puis exécuté dans les locaux des services de renseignements que dirigeait Moussa Diawara. Il y a quelques années, lorsque la polémique enflait, certains ont rapporté comment le journaliste aurait été torturé avant d’être mis à mort dans un bâtiment appartenant aux services de renseignement malien.
Des supporteurs de l’accusé rappellent qu’àla suite des évènements du 24 mai 2021, le Général Diawara avait été arrêté puis relâché. Ils précisent qu’en dépit de tout, jamais l’officier n’a cherché à se soustraire de ses devoirs et de la Justice de son pays. Selon ses proches, c’est en toute conscience et en toute connaissance de cause qu’il a accepté de revenir au Mali pour se mettre à la disposition des nouvelles autorités.
Nulle contrainte ne l’y a obligé, il l’a décidé et fait de lui-même, affirment ses soutiens. « C’est en parfaite connaissance de cause qu’il est resté quand bien même il se savait dans le viseur des adversaires de son ancien patron (IBK) », rapportent-t- ils.
Des sources indiquent qu’avec la foi inébranlable en la droiture des jeunes officiers aux commandes de l’État et en la justice de son pays, l’ancien DG de la redoutable SE a accepté sans l’assistance d’un avocat de déférer à la convocation de la justice de son pays. Sommairement entendu, il a été immédiatement incarcéré… comme cela avait été annoncé depuis plusieurs jours voire plusieurs semaines sur les réseaux sociaux.
A en croire ses connaissances, son parcours d’ancien chef des renseignements maliens lui permettait de savoir qu’il pouvait être arrêté. « Alors pourquoi est-il allé répondre à la convocation d’un juge ? Parce qu’il estime que c’était son devoir de répondre à la justice pour défendre son honneur et celui du Service stratégique qu’il a dirigé 7 ans durant : la sécurité d’État », souligne un témoignage.
Pour l’officier qu’on a traité gratuitement de tous les noms hier et qu’on veut traîner dans la boue aujourd’hui, il faut clarifier une fois pour toute cette affaire dans laquelle la Sécurité d’État n’est mêlée ni de près ni de loin. Le Général Diawara estime qu’il n’est pas de son devoir de fuir. Il s’estime instruit le devoir de rester, y compris d’aller en prison, si c’est le prix à payer pour laver l’honneur des services maliens et le sien.
Ismael Diarra

Le Prétoire

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