AFFAIRE DE DEVOIEMENT DES ESPACES PUBLICS DE OUEINZINDOUGOU: La version des faits de Nouhoum Kèlèpily

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La version des faits de Nouhoum Kèlèpily

Accusé de s’être rendu complice de la vente des espaces publics de la Commune rurale de Ouenzzindougou, le Président de l’Autorité intérimaire en charge de la gestion, Nouhoum Kélépily  se justifie et apporte un démenti formel à travers une lettre dûment signée par le  Secrétaire Général du Ministère de l’Administration territoriale  Babahamane MAIGA. Cette lettre blanchit le Président de l’Autorité intérimaire de l’éventuelle complicité à lui reprochée par le Comité d’Initiative pour le Développement de Ouenzzindougou (CIDO).

Depuis quelque moment, le Président de l’Autorité intérimaire  d’Ouezzindougou,  Nouhoum Kélépily,  se trouve au cœur d’une affaire de vente d’espace public situé dans sa commune. Il est accusé par le Président du Comité d’Initiative pour le Développement de Ouenzzindougou d’avoir laissé la voie libre à l’usage  des espaces publics. «  Sur  36 espaces publics conçus lors du lotissement du village de Ouenzindougou en 1978, il ne reste plus 16. Les autres 20 espaces font l’objet d’occupation irrégulière alors que le village  et la commune entière (commune du Mandé) manque de tout en terme de services sociaux de base », a soutenu Boubacar Tangara, Président du Comité d’Initiative pour le Développement de Ouenzzindougou  lors d’une conférence de presse tenue par le CIDO.

Contacté par nos soins, Nouhoum Kélépily, Président de l’Autorité intérimaire, affirme le contraire et dément formellement ces accusations.

Rappelant les faits, Nouhoum Kélépily, a affirmé que cette affaire d’espace public ne date de maintenant mais depuis que le fauteuil de la Mairie était occupé par l’ancien Mamourou Keïta. «  Le Maire, Mamourou Keïta et le Chef de village du Oueinzzindougou  qui ont fait une demande au Ministère de l’Administration Térritoriale à mettre à leur disposition des espaces libres afin qu’ils vendent pour clôturer le cimetière. Ainsi, le Maire a décidé de changer la vocation de ces espaces en usage d’habitation. L’ancien Maire a vendu beaucoup de ces espaces, accuse à son tour Nouhoum  Kèlèpily . «  Mais après il a été forcé à annuler certains actes », précise le Président de l’Autorité intérimaire.  Il a signale qu’après le départ de Mamourou à la tête de la Mairie,  Moussa Camara lui a succédé, lui, à son tour, a été aussi saisi du même dossier par le chef du village. Ce dernier, précise-t-il,   a rétorqué qu’il doit voir clair d’abord dans l’affaire. « Après une année, Moussa Camara a cédé suite à l’annulation des élections. Et  moi j’ai été mis à la tête de l’Autorité intérimaire. On m’a aussi saisi et j’ai dit que je ne procède pas les choses de cette manière. Le préfet a aussi été saisi et a donné son avis favorable. C’est ainsi que  le nommé Boubacar Tangara a créé CIDO pour, dit-il, combattre l’occupation des espaces publics. », explique Nouhoum Kèlèpily .

Pour nous convaincre qu’il est blanc comme neige,  le Président de l’Autorité intérimaire, nous a mis à disposition une correspondance du Scrétaire en guise de preuve de son innocence.

Dans cette lettre dont nous avons reçu une copie datant du 03  janvier 2019  et dûment signée par le Secrétaire Général du Ministère de l’Administration territoriale  Babahamane MAIGA et qui fut notifié à Boubacar Tangara du CIDO , démontre le mal fondé des accusations en ces termes

« Après l’approbation, les espaces vides non attribués étaient soumises à plusieurs types de tentative d’occupation et leurs sauvegardes devenaient très préoccupant pour les autorités locales sachant que les différents maires qui se sont succédés n’ont pas pu mettre en œuvre l’opération, eu égard aux raisons de divergences entre le Conseil Communal et le Conseil de Village.   La décision n°384/P-CKTI-DOM du 08 novembre 2018  du Préfet du Cercle de Kati portant création  d’une Commission d’enquête foncière du village de Ouenzzindougou ( Commune rurale du Mandé)  composée des acteurs clés pour mener à bien l’opération , qui intervient dans ce cadre est conforme aux dispositions du chapitre V du Décret n°05-115/P-RM du 09 mars 2005 fixant modalités de réalisation des différents types d’opération d’urbanisme ; suite à la mission conjointe des services techniques du Génie rurale, de l’IGM, des Domaines et de l’Urbanisme, il est établi qu’aucun site prévu pour équipement collectif ne fait partie des 45 espaces libres concernés par l’opération en question.

Au regard de ce qui précède, nous ne relevons pas d’irrégularités dans l’acte posé par le Préfet  dont le but est de satisfaire  une doléance récurrente du Conseil du village de Oueinzzindougou ».

Par ailleurs, il assure donner une suite judiciaire à cette affaire.

Wait and see

SIDIBE/ Malipost.net 

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