Assimi Goïta et ses hommes, le Mali mérite respect!

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Que le vice-président de la Transition et ses acolytes nous respectent. Nous avons une mémoire. La Charte dont vous faites allusion aujourd’hui a été élaborée par vos officines privées et imposée lors des concertations. Ceux et celles qui ont pris part à ces concertations peuvent témoigner que rien n’a été fait conformément aux propositions formulées par les participants. Ce fut un diktat, ni plus ni moins. 《Nous avons parachevé une lutte populaire. On fait ce que l’on veut , par cequ’on détient des armes》, on peut résumer le système de gestion du pouvoir instauré par Assimi et ses hommes depuis la chute du régime défunt . Vous avez écarté ceux et celles (M5-RFP ) qui avaient une vision pour refonder la nation. La politique n’est pas votre domaine. La matière politique aux politiques et la stratégie de guerre aux militaires. Chaque corps de métier est prédéfinis dans la Constitution.

Personne n’est dupe dans ce pays. Tout le monde sait aussi comment Bah N’DAW s’est retrouvé à la tête de la Transition. Sa désignation n’a pas été faite dans les règles de l’art. Les gens l’ont accepté au regard de sa probité morale et son parcours atypique tout en pensant à privilégier les intérêts supérieurs de la nation. En outre, la mise en place du Conseil National de la Transition a été faite en violation flagrante de la Charte qu’ils prétendent respecter aujourd’hui. Ils avaient réussi à placer leur pion au sein de cette institution parcequ’ils détiennent la réalité du pouvoir.

La stratégie de s’octroyer le moment venu toutes les prérogatives de la première institution a été vue par la CEDEAO. C’est pourquoi l’institution sous régional a pèse de tout son poids pour qu’on enlève l’article qui prévoit qu’en cas d’empêchement du Président de la Transition que le vice-président lui succède.

Qu’ils comprennent que nous avons un pays à terre. Rien ne va dans le bon sens depuis le depart du Président de la République Ibrahima Boubacar Keïta. C’est pas pour dédouaner l’homme . Juste un constat. Je demeure toujours convaincu que le Président IBK n’exercait pas le pouvoir, il ne faisait que jouir du pouvoir avec une arrière pensée de placer ses affidés au pouvoir pour sauver ses arrières. Son départ à la tête du pays s’est avéré une évidence pour un nouveau départ pour le Mali.

Maintenant, vous êtes arrivé au pouvoir par le gré des circonstances avec de jolis discours de refondation de l’Etat, de l’armée , nous n’avions plus droit à l’erreur …

A l’observer de près, du démarrage de la transition à nos jours: on ne retiens pas de succès retentissant dans la reconquête des zones sous occupation, la lutte contre l’impunité, la corruption promise . Ce qu’on constate c’est la reproduction systématique des pratiques vomis de l’ancien régime: la  » colennelisation » à outrance de l’administration publique, le népotisme dans le recrutement de l’armée, police ( liste la junte)…
Alors que tout le monde sait que le premier problème du Mali est la sécurité. Vous étiez attendu sur ce chantier. On ne vous sent pas en tant que tel à ce niveau pour nous redonner le sourire et la fierté d’avoir une armée républicaine.

Hélas ! Le goût du pouvoir semble vous faire oublier votre mission régalienne : défense de la patrie. Un militaire formé aux métiers des armes doit se soucier dans le contexte actuel d’élaborer des stratégies de guerre pour sauver son pays. Pas pour semer de trouble pour des postes politiques.
Le regretté Idris Deby Itno du Tchad en un cas d’illustration et doit vous inspirer. Laissez le champs politique et ayez le souci de notre sécurité. Si chacun fait correctement qu’il est appelé à faire dans la République, les choses marcheront sur des roulettes au bonheur des Maliens !
Boubacar Sidibé

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