BAC 2020 AU MALI: 139. 334 candidats composent dans 323 centres

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Après l’ouverture du bal par le Diplôme d’études fondamentales (DEF), les candidats au Baccalauréat malien se pencheront sur les sujets ce lundi 19 octobre 2020. Ce, quatre jours durant afin d’obtenir le précieux sésame qui ouvre la porte aux études supérieures.

Les candidats au Baccalauréat malien, session d’octobre 2020 et au titre de l’année scolaire 2020-2021, sont au nombre de 139.334 inscrits. Ils vont à la recherche du Baccalauréat, diplôme qui sanctionne les études secondaires. Ce chiffre est partagé entre le BAC général et le BAC technique.

Le nombre de candidats au BAC général est de 136.836 et 2498 pour le BAC technique. Au total, il ya 323 centres d’examen. On compte 313 centres pour le BAC général et 10 pour le BAC technique. Cette année, les candidats composent dans 50573 salles. Il ya 5.473 salles pour le BAC général contre 100 pour le BAC technique.

S’agissant des surveillants, ils sont au nombre de 11.222. Dans les salles du BAC général, ils sont 10.987 et au niveau du BAC technique, 235 enseignants surveillent.

Quid de la fuite du sujet ?

La fuite de sujet est devenue un phénomène érigé en tradition en République du Mali. Chaque année scolaire que Dieu fait au Mali, les sujets se promènent entre les gens.  L’accès est devenu facile à l’ère du développement des nouvelles technologies de la communication. Les sujets sont balancés dans les téléphones. Les sujets que l’élève doit traiter en faisant travailler sa mémoire, il les possède avant d’aller dans la salle d’examen. Où est donc le sérieux dans les examens au Mali ?

L’on se rappelle que cette fuite du sujet ne date pas d’aujourd’hui. Pourquoi le phénomène a toujours le vent en poupe ? Qui sont les principaux acteurs de ce fléau de l’école malienne ? Autant de questionnements qui méritent d’être répondus afin de trouver la solution pour que l’école malienne aille vers la culture de l’excellence qui reste jusque-là une véritable illusion. En tout cas, le système mis en place pour les examens au Mali consiste à rendre paresseux les candidats.

Auparavant, l’enseignant disait à l’élève que dès le premier jour de  la rentrée des classes, il doit préparer l’examen. Aujourd’hui, les élèves, plus malins que leurs encadreurs, baissent les bras car ils savent que les sujets traités leur seront remis dans la salle. Quel sera l’avenir des enfants du Mali avec le taux élevé de déchets dans leur éducation ?

Bazoumana KANE

 

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