Caricatures du Prophète et propos de Macron en France : Le Haut Conseil islamique du Mali demande des excuses lors d’une manifestation

0
140

A l’appel du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), un grand rassemblement a eu lieu, ce mercredi 28 octobre, à la grande mosquée de Bamako pour dénoncer la publication des caricatures du prophète Mahomet et les déclarations du président français Emmanuel Macron suite à l’assassinat de Samuel. Des milliers de fidèles musulmans et plusieurs leaders religieux musulmans, dont l’imam Mahmoud Dicko, ont pris part au rassemblement.

Lors du meeting, les responsables du  Haut Conseil Islamique du Mali n’ont pas été tendres envers le Président français Emmanuel Macron. « Les discours irresponsables, diffamatoires, calomnieux et anti républicain de monsieur Emmanuel Macron sur l’islam et sur les caricatures à l’endroit du sceau des Prophètes : le Prophète Mohamed (PSL) visent à détourner l’attention du peuple français face aux problèmes principaux de leur pays à l’approche des élections présidentielles de 2022 », indique, dans son communiqué, le Haut Conseil Islamique du Mali( HCIM). Les responsables religieux musulmans du Mali ont dénoncé la « compréhension erronée et négative da la liberté d’expression par certains hommes politiques et intellectuels français » et s’inquiètent de « l’instrumentalisation du peuple français à des fins politiques et des délits de faciès dont sont victimes les musulmans. »  Le Haut Conseil Islamique du Mali a condamné « avec la plus grande fermeté » les propos de Emmanuel MACRON sur l’islam et sur les caricatures du Prophète Mohamed (PSL).  Le HICIM demande à MACRON de « présenter ses excuses » à la communauté musulmane du monde. L’organisation demande aussi « l’interdiction immédiate de toute publication de caricatures du Prophète Mohamed (PSL) en France. »

« Riposte dans la passivité »

L’imam Mahmoud Dicko, dans son allocution, a déclaré que cette « mobilisation » était nécessaire. «…Cela ne doit pas nous surprendre, ils n’ont jamais eu de considération pour notre religion. Nous allons mener notre riposte dans la passivité »,  a indiqué l’ancien président du Haut Conseil Islamique du Mali, avant de demander à ceux qui ont fait le déplacement de rentrer calmement à la maison. « Il ne faut rien casser, il ne faut rien brûler. Il ne faut pas faire de regroupements devant l’ambassade de France, mais nous devons rester vigilants et mobilisés pour la défense de notre religion et de notre Prophète », a déclaré l’imam de Badalabougou.

Dans plusieurs pays musulmans, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les propos  jugés « scandaleux » du président français Emmanuel Macron s’exprimant sur l’affaire du professeur décapité, Samuel Paty.  Le président français avait déclaré : « nous ne renoncerons pas aux caricatures. »

Beaucoup de musulmans voient en cette sortie médiatique du président français, une énième offense dirigée contre l’Islam. Professeur d’histoire et de géographie, Samuel Paty avait montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression. Il a été, par la suite, décapité par un jeune réfugié tchétchène de 18 ans.

Le Républicain

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici