CHERTE DE LA VIE AU MALI : Le ministre Ould Mohamed se dédouane sans convaincre

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Au cours d’une conférence de presse tenue vendredi dernier à son cabinet, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, que certains appellent « ministre cherté » du fait de l’inaccessibilité des prix des produits de première nécessité, a tenté de se s’expliquer auprès de l’opinion nationale.
Au cœur des critiques des Maliens qui pensent qu’il est incompétent et qu’il mérite bien d’être mis à la touche, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, à défaut de soulager les Maliens, est venu faire son mea culpa, les suppliant presque de se résigner face à la cherté de la vie. Et cela, sans doute pour une durée indéterminée. En tout cas, dans son argumentaire, le ministre Ould Mohamed a manqué de préciser jusqu’à quand les Maliens doivent prendre leur mal en patience.
Selon lui, d’importantes mesures ont été prises, au nombre desquelles : l’adoption de l’arrêté portant exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), applicable aux importations et aux achats locaux de graine de coton des unités industrielles productrices d’huile alimentaire.
La distribution par le Commissariat à la sécurité alimentaire de 33 mille tonnes d’aliments bétail. « Ceci contribuera à endiguer l’une des causes directes de la flambée du prix de la viande bovine », a dit le ministre du Commerce. Sauf que toutes les mesures évoquées n’ont jusque-là pas soulagé la souffrance de ses compatriotes.
Pour se dédouaner davantage, Mahmoud Ould Mohamed a souligné que la flambée des prix est aussi due à la situation sécuritaire au nord et au centre du pays. Une situation qui, dit-il, a limité les mouvements du cheptel et créé du coup la pénurie. Il a aussi évoqué la crise sanitaire qui a limité les importations. Que d’arguments qui font dormir debout !
Le ministre Mahmoud Ould Mohamed oublie aussi que son fameux dispositif de stabilisation des prix, mis en place par la Dgcc pour suivre de près l’application stricte des prix indicatifs plafonds fixés dans les cahiers de charges, a été inefficace et inutile. La Dgcc ne maitrise rien dans nos marchés. Il suffit juste d’y faire un tour pour s’en convaincre.
Youssouf Z KEITA
Source: Le Moniteur

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