CONSOLIDATION DE LA PAIX AU MALI: AJCAD ramène les femmes dans le débat !

0
191

Il n’y a pas de paix sans les femmes. Telle est la conviction de l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (AJCAD) qui œuvre dur le terrain pour changer la donne. Et cela à travers son projet Benkadi qui vient d’entamer une série de causeries-débats sur le rôle des femmes dans la consolidation de la paix au Mali. L’honneur est revenu aux femmes de Kalabancoura Aci d’accueillir la toute première activité de ce projet. C’était le mercredi 21 octobre 2020 à l’école privée Abba de Kalabancoura Aci en présence de la chargée dudit projet, Mariétou Sima de l’AJCAD.

Selon Mariétou Sylla, ce projet a un but d’éveil de conscience des femmes du Mali sur leur place dans le processus de la paix au Mali.

A l’en croire, le projet a été inspiré par l’AJACD à la suite d’un constat qui crève les yeux de tous. A savoir que les femmes ne participent pas pleinement au processus de la paix au Mali. Toute chose qui va à l’antipode de leur poids démographique et de leur importance dans le foyer. Car, les femmes sont la masse majoritaire de la population malienne et sont la pièce maitresse d’un foyer. Elles sont l’épouse et la mère. « Il s’agit de sensibiliser les femmes de manière à ce qu’elles s’intéressent aux questions de paix. Lors de nos causeries, nous nous assignons aussi comme objectifs de les informer sur les garanties et les droits que leur offrent les résolutions 1325 et 2250. L’un des buts recherchés est aussi de pouvoir faire des recommandations à la fin de ses causeries-débats à l’adresse des autorités maliennes pour une meilleure implication des femmes dans le processus de la paix », a informé la chargée du projet Benkadi.

En tout, le projet Bankadi prévoit d’organiser 25 causeries-débats sur le rôle des femmes dans la consolidation de la paix dont 10 à Bamako, 8 à Mopti et 7 à Gao.

Une vingtaine de femmes spécialement formées pour la cause partageront leurs connaissances avec les femmes de ces localités.

Cette première causerie-débat était animée par Aminata Berthé et Mariam Diallo. Dans la langue locale, elles ont parcouru  les blocages de la participation des femmes au processus de paix et le rôle qu’elles peuvent jouer dans ce processus. Au cours de la rencontre, d’importantes recommandations ont été également faites.

Dans une démarche très méthodique, l’animatrice Aminata Berthé a dans son introduction éclairé l’assistance, composée d’une quarantaine de femmes, sur le rôle important de la femme dans le foyer.

A l’en croire, il n’y a pas de famille sans la femme. « Elle est l’épouse qui conseille et la mère qui éduque, donc, a tous les atouts pour apaiser son foyer par extension le quartier, la ville et le pays », a dit l’animatrice pour mettre en évidence l’importance du rôle de la femme dans la consolidation de la paix dans la société.

Pour rentrer dans le vif du débat, la chargée du projet Mariétou Sima est intervenue pour poser la problématique du débat.

Selon elle, les femmes sont sources presque de tous les conflits du fait de leur mésentente. « Les hommes, généralement, se pardonnent vite et arrivent à se supporter entre eux. C’est quand les femmes s’affrontent que les hommes le sont aussi », constate Mariétou Sima avant de poser la question : pourquoi les femmes, sources d’amour, sont actuellement à l’origine des conflits familiaux ?

En réponse à cette question, Nabintou Diallo, une participante à la causerie, a donné son avis.

Selon elle, cette situation triste est due au fait que les femmes ne sont pas assez préparées à l’avance pour être des actrices de paix. « L’apprentissage de la gestion d’un foyer apaisé pour les femmes se fait au moment de partir chez son mari. C’est seulement au moment de faire ses adieux à sa famille paternelle que la femme est brièvement formée sur ces question », estime la participante.

Au-delà, il a été question de comment faire pour que l’avis des femmes soit pris en compte par les hommes et les décideurs.

A ce souci, les animatrices ont prôné l’audace. Cela, en commençant d’arrêter de mettre dans la tête des enfants qu’il y a un sexe supérieur à un autre.

Youssouf Z KEITA  

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici