Décision du TAS sur la crise du football malien: Nouvelle défaite des Frondeurs face à la Femafoot

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Les frondeurs du football malien ont une nouvelle fois échoué après les sentences du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), prononcées le lundi 18 janvier 2021 sur les deux requêtes introduites par le Club Olympique de Bamako (COB) et alliés contre la Fédération malienne de football (Femafoot). Les motifs avancés étaient : l’annulation de la saison sportive malienne 2019-2020 et les nominations des membres des commissions indépendantes et ad hoc de premières instances.
Le verdict du TAS à propos de l’annulation de la saison sportive 2019-2020 et les nominations des membres des commissions indépendantes et ad hoc est un véritable ouf de soulagement pour les vrais acteurs du football malien (les joueurs, les entraîneurs, les arbitres, les supporters…). Le récit des verdicts en questions :
Sentence 1 : le rejet de l’annulation de la saison sportive 2019-2020 :
« Dit que le Tribunal Arbitral du Sport est incompétent pour statuer sur l’appel déposé par le Club Olympique de Bamako, la Ligue de Ségou, le Centre Salif Keita (CSK), l’Association sportive de Bamako (ASB), le Djoliba AC, le Mamahira de Kati, l’Avenir AC de Tombouctou, la Ligue de Kayes, la Ligue Koulikoro, la Ligue de Kidal, le CSD (Centre Sportif Dougouwolofila) contre la lettre circulaire issue le 21 octobre 2020 par le Comité Exécutif de la Fédération malienne de football (Femafoot) No : 001/2020-2021/FEMAFOOT au sujet des compétitions nationales de la saison 2019-2020 . »
Mieux, le TAS dit que « les frais d’arbitrage, dont le monté sera communiqué ultérieurement aux parties par le Greffe du TAS, mis à la charge du Club Olympique de Bamako (COB), la Ligue de Ségou, le Centre Salif Keita (CSK), l’Association sportive de Bamako (ASB), le Djoliba AC, le Mamahira de Kati, l’Avenir AC de Tombouctou, la Ligue de Kayes, la Ligue Koulikoro, la Ligue de Kidal, le CSD (Centre Sportif Dougouwolofila), solidairement entre eux. Mais aussi ordonne au COB et alliés de verser à la Fédération malienne de football (Femafoot) la somme de 5 000 francs suisses à titre de contribution à ses frais de procédure d’avocat. Enfin, rejette toutes autres amples conclusions des parties ».
Le TAS est l’instance suprême pour trancher les litiges nés en sport. A cet égard, à la lumière de cette première sentence arbitrale du TAS, on s’aperçoit que la saison sportive 2019-2020 est validée. Et, la fédération malienne de football a le feu vert pour tenir son Assemblée générale ordinaire qui était initialement prévue le 27 décembre 2020 avec le même quorum. Cela permettra de démarrer la nouvelle saison sportive 2020-2021.
Sentence 2 : l’admission partielle de l’appel du COB et alliés contre la décision No : 001/2019-2020/CE-FEMAFOOT au sujet de la nomination des membres des commissions électorales
Dans l’alinéa 3 de la deuxième sentence : le TAS « Admet partiellement l’appel déposé par le Club Olympique de Bamako, la Ligue de Ségou, le Centre Salif Keita (CSK), l’Association sportive de Bamako (ASB), le Djoliba AC, le Mamahira de Kati, l’Avenir AC de Tombouctou, la Ligue de Kayes, la Ligue Koulikoro, la Ligue de Kidal, le CSD (Centre Sportif Dougouwolofila) contre la décision rendue par le Comité Exécutif de la Fédération malienne de football (Femafoot) No : 001/2019-2020/CE-FEMAFOOT relative à la nomination des membres des commissions électorales ad hoc de 1ère instance et d’appel est nul et de nul effet (la cause envoyée à la Femafoot) pour que le CE de la fédération nomme les membres des commissions électorales ad hoc de 1ère instance et d’appel en conformité des dispositions statutaires de la Femafoot au sens de la motivation ».
Par ailleurs, à ce stade, le TAS ajoute que « les frais d’arbitrage dont le montant sera communiqué ultérieurement aux parties par le Greffe du TAS, sont mis pour un tiers à la charge du Club Olympique de Bamako, la Ligue de Ségou, le Centre Salif Keita (CSK), l’Association sportive de Bamako (ASB), le Djoliba AC, le Mamahira de Kati, l’Avenir AC de Tombouctou, la Ligue de Kayes, la Ligue Koulikoro, la Ligue de Kidal, le CSD (Centre Sportif Dougouwolofila), et pour deux tiers à la charge de la Fédération malienne de football. Dit que chaque partie assume ses frais de procédure d’avocat… »
Selon des sources fiables, ce faux problème de la crise du football malien aurait coûté plus de 200 millions de francs CFA en charge des responsables du football malien, sans calculer les conséquences collatérales.
Ces frais auraient pu servir à développer véritablement le football. De nos jours, nos responsables doivent chercher à accéder dans la phase de poule de la Ligue des Champions, à rivaliser avec les grands clubs africains, à construire des pelouses synthétiques et bien encadrer les jeunes talents. C’est le contraire qui se passe avec cette crise imposée au football malien.
En résumé, le football malien est entrain d’échapper à une prise d’otage qui ne dit pas son nom.
Yacouba Tangara
Malipost

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