Grève des transporteurs, hier à Bamako : Le bras de fer entre le ministre des transports et les chauffeurs continue

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Hier, mercredi 17 février 2021, les transporteurs du Mali ont procédé à un arrêt de travail dans la capitale malienne (Bamako). Cet arrêt de travail des transporteurs fait suite à la décision du ministère des Transports et des Infrastructures relative au paiement de la redevance de péage par passage à tous les postes de péage. «Nous voulons la régulation dans le paiement au poste de péage. Nous sommes contre le paiement multiple en 24 heures aux postes de péage. Nous préférons une augmentation de paiement une seule fois en 24 heures plutôt que de payer chaque passage…», a précisé le secrétaire général du syndicat national des transporteurs routiers urbain et inter-urbain du Mali (SYNTRUI), Massama Keïta, contacté, hier, dans l’après-midi, par le Républicain. Pourtant, selon un responsable du département des transports, le Ministre des Transports et des Infrastructures a informé de vive-voix les transporteurs, le lundi 15 février 2021, que l’entrée en vigueur du paiement de la redevance de péage par passage, initialement prévue pour le 17 février 2021, est reportée au 1er mars 2021.

La circulation à Bamako était très fluide, hier, dans toute la journée. Et pour cause, les transporteurs étaient en grève ou du moins « en arrêt de travail de 24 heures », selon les termes du secrétaire général du syndicat national des transporteurs routiers urbain et inter-urbain du Mali (SYNTRUI), Massama Keïta. Selon le secrétaire général du SYNTRUI, Massama Keïta, cet arrêt de travail fait suite à la décision du ministère des Transports et des Infrastructures relative au paiement de la redevance de péage par passage à tous les postes de péage. «Nous voulons la régulation dans le paiement au poste de péage. Nous sommes contre le paiement multiple en 24 heures aux postes de péage. Nous préférons une augmentation de paiement une seule fois en 24 heures plutôt que de payer chaque passage…», a précisé le secrétaire général du SYNTRUI, Massama Keïta, contacté par nos soins, hier, dans après-midi. Il a fait savoir que lors de leur réunion avec le ministre des transports, le lundi 15 février 2021, ils n’ont pas eu gain de cause. « Nous ne nous sommes pas entendus sur quelque chose. Le ministre a essayé de diviser les transporteurs. Le ministre entend faire quelque chose pour les SOTRAMAS et laisser d’autres. Or, nous sommes dans le même groupe des transporteurs. Cela ne marche pas. Sinon effectivement on a été le voir, il (ministre des transports) a pris l’engagement de voir le cas des Sotramas. Dans le domaine de transport, on est bloc serré, on ne peut pas trouver une solution pour une partie et laisser l’autre partie. Le dialogue est toujours ouvert, on verra dans les jours à venir. Nous ne sommes pas contre le paiement dans les postes de péage, mais il y a des choses que nous n’approuvons pas. Compte tenu de la situation du pays, nous n’avons pas besoin de ça. Car la population souffre trop. Il faut mettre en place quelque chose de consensuel, cela vaut mieux que de reporter la décision chaque fois. S’il n’y a pas eu de consensus le 1er mars 2021, on sera obligé de reporter », a-t-il dit. Pourtant, selon un responsable du département des transports, le Ministre des Transports et des Infrastructures a informé, de vive-voix, les transporteurs, le lundi 15 février 2021, que l’entrée en vigueur du paiement de la redevance de péage par passage, initialement prévue pour le 17 février 2021, est reportée au 1er mars 2021. « Le lundi 15 février 2021, le ministre a informé les transporteurs de vive-voix. Ils (Transporteurs) ont sollicité un report pour leur permettre de partager l’information. Le ministre a accepté de reporter. Il y a eu trois reports déjà et à chaque fois, c’est acté par communiqué, cette fois-ci, les concernés ont été informés de vive-voix par le ministre de la décision du report. Nous sommes surpris par cette grève. Parce que vous faites une grève par rapport à l’application d’une mesure, on reporte son application, je ne vois pas les rasions de cette grève », précise un responsable du ministère des transports. Cet arrêt de travail a eu un impact sérieux sur les usagers de la route. Il était impossible pour ces derniers d’emprunter le taxi ou SOTRAMA. « Comme c’est agréable de conduire à Bamako ce matin, la circulation dégagée, pas de 3ème file, le ciel moins pollué et le climat agréable. Le pied au plancher, on sent que les maîtres des lieux sont en grève », a commenté un journaliste, hier, dans la journée. Un usager de la route en sueur avec un sac noir au dos, qui marchait au bord du goudron rencontré, hier, dans la journée au quartier Djicoroni Para de Bamako, a dénoncé cette grève des transporteurs. « Cette grève des Sotramas nous cause beaucoup de désagréments », a-t-il dit.

A rappeler que dans un communiqué rendu public, le 03 février 2021, le Ministre des Transports et des Infrastructures a rappelé « aux usagers de la route que le paiement de la redevance de péage par passage procède de l’application des dispositions de l’Arrêté interministériel n°08-1388/MF-MET-MATCL-MS1PC du 14 mai 2008 portant création des postes de péage et fixation des tarifs. Ce mode de paiement, confirmé par le Conseil des ministres à sa session du mercredi 19 février 2020, est pratiqué par les autres pays de l’espace UEMOA. L’entretien des routes construites à grands frais par l’Etat est l’affaire de tous. En conséquence, chaque usager de la route doit participer à la protection et à la pérennité des infrastructures. Le Ministre des Transports et des Infrastructures sait compter sur la bonne compréhension et l’esprit de civisme de l’ensemble des usagers de la route ».

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