Humanwell Pharma Afrique S.A maltraite les jeunes maliens : L’Inspecteur du trvail, Modibo Koné, complice

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Comme presque toutes les sociétés chinoises en exercice au Mali, l’usine de fabrication des produits pharmaceutiques, Humanwell Pharma Afrique S.A basée à Sanankoroba, piétine à visage découvert tous les droits accordés à ses employés par le Code du travail malien. De 2015 à nos jours, la direction de Humanwell Pharma Afrique S.A maintient une centaine de jeunes maliens dans les conditions de travail identique à celle  de l’époque de la traite négrière. En effet, les employés de cette société souffrent sans assistance de l’Etat malien de l’inobservation de congé annuel depuis 5 ans. La majorité d’entre eux ne sont pas inscrits à l’Inps et ceux qui sont inscrits souffrent du refus du versement régulier de leurs cotisations. Pire, l’Institut national de Prévoyance sociale (Inps) est arnaqué par cette société qui dissimule et falsifie le salaire réel de ses salariés assurés. Et ces crimes de travail ne semblent guère déranger l’inspection de travail régionale de Koulikoro qui se comporte en spectatrice.

A l’usine de fabrication des produits pharmaceutiques de la société Humanwell Pharma Afrique S.A, le moral des travailleurs, majoritairement des Maliens, est au talon. N’eut été le manque d’emploi au Mali, beaucoup de ses employés affirment daigner rendre le tablier, tant l’injustice qu’ils subissent devient de plus en plus insupportable et semble s’éterniser.

En effet, les travailleurs sont victimes de plusieurs infractions commises par leur société d’embauche à la loi malienne du travail. Pire, ils n’ont pas le droit de réclamer quoi que ce soit, car faisant constamment l’objet de menaces de licenciement.

De 2015 (date de lancement de ses activités) à nos jours, aucun travailleur de cette société n’a bénéficié de congé annuel malgré les multiples rappels et dénonciations des employés auprès de l’Inspection régionale du travail de Koulikoro.  Mais, ce n’est pas tout. Après cinq années d’exercice, la société Humanwell n’a jusque-là élaboré aucun plan de carrière pour ses travailleurs qui exercent dans la même catégorie et avec les mêmes salaires de 2015 à nos jours.

Sans compter que l’usine souffre de l’absence de dispensaire et de cantine. Conséquence : les travailleurs qui tombent malades ne bénéficient d’aucune assistance financière de la part de la société.  Ils sont appelés à se débrouiller et leurs salaires sont suspendus pendant la période de la maladie. Le cas d’Adama Coulibaly, un employé de la société victime d’accident de travail sur le chemin de retour à la maison après le boulot, est largement édifiant. Après trois mois de maladie, le pauvre travailleur, qui n’a bénéficié d’aucun soutien financier de son employeur, a vu aussi son salaire suspendu pendant toute la durée de sa maladie. Il n’a eu droit qu’au payement de 16 jours de travail dû avant qu’il ne tombe malade.

Aussi dans cette société chinoise, l’inscription à l’Inps est un luxe pour les travailleurs. En effet, il n’y a que quelques uns qui sont déclarés à l’Inps et ces derniers souffrent aussi du non versement régulier de leurs cotisations.

 

Humanwell arnaque l’Inps !

Selon plusieurs sources proches de la société, Humanwell n’est pas sincère avec l’Inps et se plait à un jeu de cache-cache vis-à-vis de cette institution. A en croire nos sources, les salaires réels de quelques uns de ses employés assurés à l’Insp n’est pas fidèlement mentionné sur le bulletin d’embauche présenté à l’institut. En effet, c’est ce bulletin qui sert de base aux calculs des droits des assurés à l’Inps. La pratique malhonnête de la société Humanwell consiste à dissimiler une bonne partie du salaire réel de ses employés à l’Inps. Pour ce faire, la société ne communique que la moitié du salaire. Sur un salaire de 100 000 FCFA par exemple, elle ne communique à l’Inps que 50 000 F CFA. C’est ainsi que la société chinoise escroque l’Insp et compromet gravement la quiétude financière de ses employés majoritairement maliens lorsqu’ils seront admis à la retraite.

Dans une lettre adressée à la direction générale de l’Inps en date du 6 août 2020 dont nous avons réussi à mettre la main sur une copie, les travailleurs de la société ont décidé d’engager la dénonciation de la violation de leurs droits élémentaires. Mais la question que l’on se pose est de savoir s’ils bénéficieront suffisamment du soutien de cette institution de gestion des droits à la retraite.

 

L’inspecteur Modibo Koné complice ?

Selon nos sources, toutes ces nouvelles de violation du code du travail malien ont été, fidèlement et au fur à mesure, rapportées à l’inspecteur du travail de Koulikoro. A savoir Modibo Koné et à Issa Mariko, Contrôleur de travail de la région de la même région.

Mais, à les en croire, malgré les promesses et les assurances données par ces deux cadres de l’administration malienne du travail, les travailleurs de Humanwell Pharma n’ont senti aucune amélioration de leurs conditions de travail et de protection sociale.

Pire, les travailleurs de Hamunwell commencent à douter de la sincérité de l’inspecteur du travail, Modibo Koné qu’ils soupçonnent fortement de monnayer leurs souffrances auprès des responsables de la société chinoise.

Selon nos sources, les allées et venues de l’inspecteur du travail, Modibo Koné se sont multipliées ces derniers temps sans aboutir à l’amélioration des conditions des travailleurs. Ce dernier, à chaque visite à la société, ne s’adresse plus qu’aux seuls responsables de la société. Et la visite se limite au bureau du directeur de la société. Aucune dans l’usine. Et il n’adresse presque jamais la parole aux employés. Cette attitude peu orthodoxe de l’inspecteur du travail fait croire à certains employés que son silence a été acheté par  les responsables de la société.

Mais, l’Inspecteur du travail n’est pas le seul sur le banc des accusés. Un conseiller malien du directeur de Humanwell du nom d’Oumar Bah est aussi indexé par les travailleurs comme étant un traitre qui aide la société chinoise à exploiter ses compatriotes.

Selon nos sources, le directeur général de l’usine chinoise se plaisait de violer les droits élémentaires de ses travailleurs en s’adossant à l’ancien président IBK pour avoir contribué au financement de la campagne du deuxième mandat de ce dernier.

Affaire à suivre…

Youssouf Z KEITA

 

 

 

 

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