Issa Kao Djim de retour avec l’expression : «l’imperturbable patriote Assimi Goita »

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Combattu et contesté jusque dans sa propre formation politique, le sulfureux Issa Kao Djim, 4e vice-président du Conseil national de la transition (CNT) n’a pas encore fini de faire parler de lui. En annonçant à la presse, ce jeudi 18 février, les activités de soutien à la transition, Kao Djim a, comme à son habitude, distribué des coups. Sans retenue !

– maliweb.net -« Le roi est mort, vive le roi ! ». Issa Kao Djim semble avoir fait de cette citation sa ligne de conduite politique. Ça en est ainsi fini avec : « le Sage, l’Eclairé, le Visionnaire, le Recours du peuple, le Très respecté imam Mahmoud DICKO ». Pendant les mois de lutte pour la chute du régime IBK, cette litanie accompagnait Issa Kao Djim auréolé par son titre de Coordinateur général de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants (CMAS) de l’imam Mahmoud Dicko.

Une époque révolue ! A la conférence de presse qu’il a organisée, Issa Kao n’a cessé de louer les qualités morales de son nouveau parrain, véritable Maître de la transition. «L’imperturbable patriote Assimi Goita », c’est désormais la nouvelle musique d’entrée de spectacle de l’ancien Chargé de communication de l’Imam Dicko jadis président du Haut conseil Islamique du Mali. A plusieurs reprises, tel un joseph Goebbels des temps modernes, Kao Djim n’a cessé d’appeler, avec insistance, « les jeunes » à rejoindre « L’imperturbable patriote Assimi Goita, un jeune qui a la tête sur les épaules, et qui aime le Mali ».

Une fuite en avant…

Issa Kao Djim ne tarit plus d’éloges sur son nouveau parrain. La raison est simple. Pour le quatrième vice-président du CNT, la réussite de la transition, c’est de voir le nouveau président de la République issu du cercle restreint d’Assimi Goita dans lequel, il s’est habillement glissé en dénigrant l’ancienne classe politique. Au siège de la CMAS, la table de conférence a été confondue à un ring de boxe contre cette classe politique accusée de s’organiser contre une possible révision constitutionnelle par un CNT dont les membres ont été nommés à Kati, par le seul Assimi Goita, en violation d’un décret présidentiel.

« Ceux qui ont fait la constitution en 1991 n’étaient pas plus légitimes que le CNT actuel », a indiqué Kao Djim. Pour le conférencier, le refus de la classe politique et de la société civile de réviser la constitution est dû au fait qu’elle stipule que « le coup d’Etat est un crime imprescriptible. « Comme si c’était le coran », s’offusque Kao Djim. Et d’attaquer : « Le premier coup d’Etat au Mali a été fait par Alpha Oumar Konaré. « C’était un coup d’Etat politique en donnant le pouvoir à un militaire au lieu de son parti », raconte Djim, se sentant maitre de l’histoire contemporaine du Mali.

Pendant une demi-heure, les coups partiront dans tous les sens. A ses ex-camarades de la CMAS qu’ils estiment l’avoir destitué, Djim défie « … la CMAS par son Coordinateur général que je suis, et je partirai quand je veux… ». Au gouvernement, Kao Djim l’accuse de « mal communiquer ». Beaucoup de bonnes choses se font qui doivent être expliquées aux Maliens.

Réaction… ?

Quelques heures après les propos d’Issa Kao Djim contre le Mouvement démocratique incarné par l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice, Yaya Sangaré, ancien ministre et Porte-parole du Comité exécutif de l’ADEMA-PASJ fait un post. « Quand la raison n’a point de frein, l’erreur n’a point de bornes » a dit le sage », écrit-il.Yaya Sangaré ajoute en commentaire : « Lorsque la raison qui doit caractériser l’homme politique n’est pas bridée par des règles de bienséance, il va sans dire que l’anarchie s’invite dans le débat politique… ».

Y-a-t-il un lien de cause à effet entre ces deux sorties ? Allez savoir !
maliweb.net

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