« KATI 24 » DANS L’ANTICHAMBRE DES ENFANTS DROGUEURS DE BAMAKO: En spectatrice, la nation assiste à la formation des futurs grands bandits

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Si l’avenir d’un pays est sa jeunesse, on peut affirmer sans le risque de se tromper que le Mali n’en a pas un. La preuve de cette triste réalité a été apportée par notre confrère du site d’informations « Kati 24 » qui, dans un reportage vidéo réalisé dans un coin du centre ville de Bamako, alerte l’opinion jusqu’à quel degré la drogue et ses dérivés sont en train de détruire la jeunesse malienne.
Dans une vidéo de 2mn 31 secondes, des jeunes, à peine si certains d’entre eux ont 12 ans, s’adressent à visage découvert, à la journaliste de Kati 24. Ils font tous partie de la grande famille des drogueurs. Mieux, ils le confirment eux-mêmes sans gêne ni regret. Ni le micro de la journaliste, ni la présence de la caméra ne les dérangent. Certains d’entre eux ont même du mal à se tenir tranquille face à la caméra sous l’effet de la drogue. Et tous les motifs fallacieux sont évoqués pour justifier leur amour pour la drogue et l’alcool. La plupart d’entre eux se confient à la journaliste sur les vertus de la drogue. « Je consomme de l’alcool pour être vivace », témoigne un des enfants interrogés. Mais, la contradiction réside dans le fait que la plupart d’entre eux n’exercent aucun métier fixe.
Dans le lot, on y trouve aussi des enfants mendiants. « Je ne consomme de la drogue, mais j’ aspire de la colle », dit l’enfant d’environ une douzaine d’année tout en exhibant le sachet contenant la drogue à la journaliste qui semblait ne pas connaitre la drogue. Mieux, il informe qu’ils sont nombreux à être amateur de cette drogue.
Un autre enfant apprenti chauffeur explique qu’il consomme du chanvre indien avant de monter dans la sotrama. « Tant que je ne consomme pas du chanvre indien ne peut pas faire correctement mon travail d’apprenti chauffeur de sotrama », témoigne l’enfant de moins de 11 ans.
Mais tous ces enfants drogueurs ne se sont pas sans domicile fixe. Certains d’entre eux ont des parents à Bamako. C’est le cas de ce jeune homme qui traverse chaque le fleuve du Niger à pied pour venir en centre ville en provenance de Niamakoro. A peine 12 ans aussi, il vient mendier pour acheter de la drogue. « Je viens mendier pour m’acheter de la drogue que je consomme ici avant de rentrer à la maison. Je consomme de l’alcool et j’aspire de la colle. Mais je ne veux fume pas du chanvre indien», avoue le jeune enfant qui explique qu’il préfère de la colle et de l’alcool au chanvre indien qui rend fou.
En un mot, ce reportage de Kati 24 alerte sur ce que ces enfants, qui sont des adultes de demain, représentent comme menace pour la quiétude sociale. Nous assistons tous en spectateur complice à la formation des grands bandits de demain dans la ville de Bamako. A vrai c’est la seule opportunité que le pays offre à ces enfants livrés à eux-mêmes.
Malipost

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