Libération de Farabougou : Le Cherif de Nioro soutient l’initiative de paix de la NSIT Mali

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C’est dans la nuit et dans le cadre calme de son ranch que le leader religieux de Nioro du Sahel, Bouyé Haïdara, a accueilli le samedi 13 mars une délégation de la Nouvelle Société civile Indépendante pour la Transparence (NSIT Mali) composée de Lacine Diawara, Président et de Siaka Berthé, Secrétaire général. Sous un hangar peu éclairé, le leader hamalliste entouré de proches triés, écouta attentivement Lacine Diawara, le président de la NSIT. « C’est une honte que les habitants du village de Farabougou, environ 3200, soient encerclés depuis plus de 5 mois par des hommes armés qui tirent sur ces villageois voulant se rendre dans leurs champs », a expliqué Diawara.
Avec détails, le président du NSIT a dit tout son étonnement de voir de paisibles citoyens pris en otage dans leur propre pays. A Farabougou, a- t- il ajouté, des hommes armés brûlent des champs, des récoltes. Ces bandits armés abusent des femmes et des filles pour faire d’elles ce qu’ils veulent avant de relâcher certaines. « Tout cela se passe sans que personne ne se lève pour dire non et agir efficacement ; les autorités militaires ont tenté mais ne sont pas parvenu à les libérer de cette prison », a indiqué Lacine Diawara.
Mais Farabougou n’est qu’un symbole ! Par la non-violence, la Nouvelle Société civile Indépendante pour la Transparence, NSIT Mali, veut libérer pacifiquement toutes les localités du Mali du joug des hommes armés. Du Pays Dogon aux localités du Delta intérieur en passant par les régions du nord, la NSIT est debout pour combattre à mains nues les porteurs de fusils et surtout ceux qui les instrumentalisent. C’est pourquoi Lacine Diawara pense que « seule une mobilisation populaire pour marcher de façon pacifique sur Farabougou peut liber la population victime d’exactions. Nous ne pouvons pas nous asseoir alors que les gens meurent de faim et de maladies dans ces localités ».
Abondant dans le même sens, Siaka Berthé, secrétaire général du NSIT, a insisté sur la nécessité de l’adhésion de tous les Maliens à ce projet qui s’annonce comme la marche pour le sel de Mahatma Ganghi, la figure anticoloniale de l’Inde. « Nous avons besoin de votre soutien, de vos bénédictions ainsi que de vos conseils. C’est parce que nous sommes convaincus que vous tenez cher au Mali que nous avons voulu commencer par vous », a-t- il affirmé.
Dans ses propos, Bouyé Haïdara, le Chérif de Nioro, s’est longuement prononcé sur son souhait de voir le Mali en paix sans conflit entre les fils du pays. Le plus important pour lui, c’est sa religion musulmane dans un climat de sécurité pour tous les maliens. Par contre, il déplore l’instabilité du Mali. « J’ai connu le Mali en paix, et je souhaite que le pays redevienne ce qu’il a été dans le passé, la paix entre les Maliens, le vivre ensemble partout à travers le pays ».
S’agissant de Farabougou, Bouyé n’a pas caché sa vision du pouvoir qu’il ne veut pas combattre bien que ce dernier ayant échoué. « Vous avez dit que la population de Farabougou, c’est 3200 personnes et que le nombre de la population malienne est 20 millions d’habitants. Ceux qui n’ont pas pu libérer 3200 personnes peuvent-ils protéger 20 millions de personnes ? Une grande majorité de ces 20 millions de maliens devant se sentir en sécurité qui doit se mobiliser pacifiquement pour aider les 3200 villageois à être libres. Votre initiative de paix mérite d’être soutenue, mais, je déteste toute forme de violence pour atteindre un objectif », a dit le leader religieux.
Il y a eu deux rencontres qui ont duré près de trois heures entre le Cherif de Nioro et la délégation de la NSIT. Bouyé a prié pour la paix au Mali et surtout conseillé la non-violence dans les actions de l’organisation. Il a promis d’envoyer son représentant Cherif Amed Sidi au prochain grand évènement de la NSIT à Bamako.
Ismael Diarra

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