MALI : Mahmoud DICKO appelle la CEDEAO à l’indulgence et met en garde Assimi Goïta

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L’Imam de Badalabougou, Mahamoud Dicko a organisé, le dimanche 28 décembre 2021, une cérémonie de lecture du Coran pour la paix et la stabilité au Mali, la quelle a été   sanctionnée par un point de presse. Lors de cette sortie, il a mis en garde le Colonel Assimi pour leur avoir refusé l’audience,  appelé les Maliens à un surseaut national pour sauver l’essentiel et invité les  chefs d’Etat de la CEDEAO à l’indulgence et à la compréhension.

Ils étaient nombreux, les fidèles religieux musulman à répondre à l’appel de l’Imam Mahmoud DICKO  pour une cérémonie de lecture du Coran sur le terrain de Bacodjicoroni. Plusieurs hommes politiques y étaient aussi. Juste après la lecture du Coran et des bénédictions formulées pour le Mali, l’imam Mahmoud DICKO a regagné le présidium, aménagé pour le point de presse. Il était entouré en cette circonstance par ses plus proches collaborateurs.

Après les salutations d’usages et les prières pour le Mali, l’imam Mahmoud Dicko a, dans sa prise de parole dit ne pas comprendre  l’acharnement dont il est visé. «  A peine  exprimé  ma volonté  d’organiser une cérémonie de lecture du Coran pour le Mali et de sanctionner par un point de presse en guise de conseil.  Cela a été sujet à diverses interprétations.  Des individus au service de qui se sont mis à m’injurier sur les réseaux sociaux allant jusqu’à me qualifier d’ennemi en complicité avec la France. J’ai été extrêmement  choqué par ces comportements et propos tenus. Ceux qui ont tenu ces propos doivent avoir honte.  Dieu a été témoin de tous », a-t-il affirmé.

Il a saisi la tribune à lui offerte pour faire, dit-il, des clarifications. Ainsi, il a fait un tour d’horizon sur les relations de  travail , d’amitié et de collaboration avec les anciens regimes du feu Amadou Toumani Touré en passant par Amadou Aya Sanogo,  Ibrahim Boubacar Keïta jusqu’à l’actuel président de la Transition.  Des relations ponctuées de conciliabules pour la paix et la stabilité du Mali.

Clarifiant ses relations avec les autorités de la Transition, Mahamoud Dicko, révèle  avoir été consulté par les autorités de la Transition. « J’ai suggéré à Assimi d’accepter que la transition soit géré par des civils pour éviter un bras de fer avec la communauté internationale. Ils m’ont dit qu’ils ont un civil  à proposer. Je leur ai dit que je souhaite avoir le nom le plutôt. On m’a envoyé communiqué le nom à 5h du matin. Je ne connaissais pas Bah N’Daou. Ce que je sais de lui, c’est qu’il a travaillé avec Moussa Traoré, il véridique et est prompte à démissionner lorsqu’il n’est pas d’accord. J’ai accepté. Je ne connaissais pas Mouctar Ouane. Je me souviens qu’il m’a appelé une fois appelé au mois de carême recueillant mes besoins. Je lui ai dit que j’ai besoin du sucre, du riz  pour les fidèles. Il m’a envoyé Dagamaïssa qui est à la Primature, pour me remettre la somme de 10 millions de FCFA . Il est venu me voir une fois ici, il n’y a pas longtemps, qu’il était au Burkina, qu’il est là, si on a besoin de lui pour le Mali. Je lui ai proposé aux militaires après le refus de Abdoulaye Idrissa Maïga  », a-t-il affirmé.

Les mises en gardes  à l’endroit d’Assimi Goïta

Concernant Assimi Goita, il dit n’avoir reçu un Franc venant de lui. Partant, il affirme avoir constaté que le Mali chancèle et s’est vu interpeller. « J’ai appelé mon petit frère Cherif Ousmane Madani Haïdara, Président du Haut Conseil Islamique  et lui dire que je voulais le rencontrer au sujet du pays. Il a répondu être d’accord. On s’est rencontré, je lui ai fait savoir que si on ne se lève pas, le Mali risque de s’effondrer à nouveau. J’ai effectué la même démarche après des leaders religieux Chrétiens », a-t-il affirmé. Et d’ajouter qu’ils ont analysé la situation ensemble : Il n’ ya pas l’attente entre nous à l’intérieur et l’extérieur est hostile. Cette situation n’augure rien de bon pour le Mali. «  On a convenu de chercher audience avec le Président de la Transition. On lui a envoyé des émissaires. J’ai rencontré Cherif Ousmane Haïdara quelque part, il m’a dit que le Président aurait dit aux messagers qu’on lui adresse une demande d’audience. Il dit qu’il a signé et envoyé. Jusqu’à l’heure où je vous parle, pas de réponse », a-t-il déploré.

Par ailleurs, Mahmoud Dicko, a laissé entendre qu’il a été convenu avec la CEDEAO  et avec les Maliens que les élections se tiendront à 18 mois de la Transition. A l’en croire,  au regard des dernières évolutions, certains laudateurs soufflent à l’oreille des militaire de sauter les verrous et prolonger la Transition. « Pourquoi se mentir à soi-même. Le Mali, c’est notre pays. Ce qu’il y a, on se dit les vérités. A quelle fin, on se leurre. Les politiciens se tiraillent pour la tenue à date des élections. En regardant la situation, personne n’ai animé de bonne volonté. Au même moment, le pays est agressé.  Que les gens arrêtent de se haïr, de se pardonner pour faire sortir le Mali de la crise. Si on ne se parle pas, l’avenir demeure inquiétant »

Pour conclure, il a imploré Dieu d’accorder un repos mérité aux civils et militaires tombés pour le Mali et  invité par ricochet  toutes les forces vives du Mali  à un sursaut national «Chassons de nos cœurs les démons de la division et de se mettre  ensemble dans un sursaut national pour sauver l’essentiel. Je demande à la Communauté internationale singulièrement à la CEDEAO, leur indulgence, leur compréhension et accompagnement. Notre pays traverse une situation difficile aujourd’hui. La désintégration du Mali  ou son effondrement aura des conséquences fâcheuses pour toute la sous région. Le peuple malien n’est pas un peuple soumis mais nous ne sommes un peuple ingrat », a-t-il conclu, avec les bénédictions pour un Mali stabilisé.

B. SIDIBE/ Malipost.NET

 

 

 

 

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