MISE EN ŒUVRE DU PLAN D’ACTION GOUVERNEMENTAL : Choguel Maïga n’a plus d’excuses

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Le Plan d’action du gouvernement de Dr Choguel Kokalla Maïga est approuvé et adopté par les membres du CNT, le lundi 2 août 2021 au CICB, à la suite d’intenses débats. Cette validation du plan d’action gouvernemental ouvre désormais grandement la porte au Premier ministre d’entamer “la refondation de l’état’’ qu’il a pendant longtemps prônée. Mais au lendemain de cette validation, plusieurs interrogations surgissent : Comment va-t-il s’y prendre ? A-t-il les moyens de sa politique ?
Au total 102 membres du CNT ont voté pour, 02 contre et 09 ont choisi de s’abstenir. Ainsi, Choguel passe la main haute devant le CNT avec le quitus de mettre en œuvre les quatre axes principaux assortis de neuf actions.
En effet, le Premier ministre devra mettre en application le document présenté aux membres du CNT le vendredi dernier. Le plan d’action est bâti autour de quatre axes qui sont: le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales, la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité.
Le Plan d’Action est décliné en neuf (09) objectifs assortis d’un chronogramme détaillé de mise en œuvre, avec un coût estimatif de Deux Mille Cinquante Milliards Soixante Trois Millions de Francs (2 050 063 000 000 F) CFA. Il tient également compte des délais temporels de la Transition et est fondé sur trois piliers : le pilier sécuritaire, le pilier politique et le pilier social.
Le problème de l’article 39, la faisabilité des élections, vu le temps imparti et la politique de mobilisation des moyens, ont été les sujets au centre des débats au CNT.
Certes l’effervescence y était autour des débats au CNT et au sein de l’opinion. Après ce lundi, les vrais débats se posent au sein même de la classe politique, la société civile et même dans tous les secteurs du pays.
Le chantier est immense et nul ne peut l’ignorer. Certains se demandent même par où le Premier ministre et son gouvernement vont-ils commencer face à un Mali décousu et rongé par différentes crises ? La société malienne, dans son ensemble, a besoin d’une organisation profonde du dernier citoyen au Président de la République. A ceci, le désordre occasionné par les huit (8) années de crise multidimensionnelle ayant pour corolaire la multiplication de crises (scolaire, économique, sociale et surtout sécuritaire).
Bien que beau parleur, le Premier ministre a su apporter point par point des réponses aux inquiétudes des uns et des autres au CNT, mais là n’est pas le grand souci. L’attente, c’est comment mettre en application les réponses du Premier ministre afin de concrétiser et matérialiser le discours tenus au CNT par Dr Choguel devant le CNT au grand bonheur des citoyens qui ne veulent que mieux vivre.
L’autre grand souci du plan d’action du Premier ministre, le temps imparti à la transition. Il faut éviter une tentative de prorogation qui pourrait plonger le pays dans des lendemains incertains alors qu’une lueur d’espoir renait des cendres. Faudra-t-il prioriser certaines actions au détriment des autres ? Telle est la question que l’on se pose mais aussi faudra-t-il déterminer les priorités pour éviter les mauvais choix.
Pour la mise en place de son action gouvernementale, Choguel a besoin de deux Mille Cinquante Milliards Soixante Trois Millions de Francs (2 050 063 000 000 F) CFA. Une somme dont la mobilisation ne sera pas l’effet d’un bâton magique au regard de la crise financière due à la pandémie de Coronavirus. A cela s’ajoute l’épineuse réalité de la corruption et le détournement des deniers publics. Cette image écornée de notre pays ne milite pas en notre faveur auprès des partenaires qui ont perdu confiance depuis bien peu. De quelle magie disposera le Premier ministre pour mobiliser les ressources lui permettant de mettre le pays sur les rails ? Telles sont les vraies interrogations émises aujourd’hui dont les réponses pourraient certainement redonner confiance aux Maliens.
Au regard de ce défi énorme qui attend le chef du gouvernement et son équipe, il est clair que la tâche ne sera pas du tout facile, et que le plus dur commence dès à présent.
Car, Choguel n’aura plus d’excuses, il devra s’attaquer aux vrais problèmes du pays afin de le mettre sur les bonnes bases. A-t-il vraiment les moyens ou c’est une littérature faite au CNT pour faire encore dormir le peuple ? Rendez-vous dans sept (7) mois.
KK

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