Pour blocage de l’aide publique aux partis: Un collectif de partis politiques exige ‘’ la démission du premier ministre, Moctar Ouane’’

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Les responsables de ce collectif des partis politiques pour le financement ont animé, hier jeudi, un point de presse au cours duquel ils ont exigé ‘’la démission du chef du gouvernement Malien’’ pour non respect à la 047 portant la charte des partis politiques.
Les partis politiques sont privés de la subvention de l’Etat depuis 2018. Et cela n’est pas du goût de beaucoup de formations politiques à l’approche des élections générales dont le chronogramme a été annoncé par le gouvernement de la transition il y a une semaine.« Nous réclamons nos droits et nous dénonçons un comportement anticonstitutionnel des autorités de la transition », proteste Mamadou Diarra, président du parti MADI, membre du collectif des partis pour le financement public. Ce collectif bien que les grandes formations politiques du pays n’étaient présentes à ce point de presse se dit être soutenu par eux.

Ils estiment que les ressources internes des partis politiques ne suffissent pas pour couvrir tous les besoins sans une subvention de l’Etat. « Le financement des partis politiques existe il y plus de 20 ans. Jamais, il n’a cumulé autant de retard », estime Mamaye Kassogué, Président du parti PARI, ajoutant que les différentes investigations menées par les partis politiques ont permis de constater que le blocage du financement est au niveau de la primature. « Les ministères de l’administration et de l’économie et des finances ne sont pas responsables, c’est plutôt le premier ministre de la transition, Moctar Ouane, qui est mis en cause. Nous avons constaté qu’il y a une volonté délibérée de sa part de ne pas payer cet argent. C’est un mépris à notre égard », déplore notre interlocuteur.

Dans une déclaration lue par le président du parti ANCD-Mali, Alassane Dembélé, ce collectif dénonce « l’attitude démocraticide » du premier ministre et exige sa « démission pure et simple » pour non respect de la loi 047 portant charte des partis politiques au Mali. « La loi n’est pas rétroactive », estime Mamaye Kassogué, qui exige également le paiement sans délai de l’aide financière allouée aux partis politiques pour l’exercice 2018 et 2019. Le président du parti SADI, Oumar Mariko, qui mène une lutte isolée pour obtenir ce financement, promet de porter plainte contre les autorités de la transition pour violation de la charte des partis politiques.

Au Mali, les partis politiques, les syndicats et les ONG déclarés d’utilité publique bénéficient d’une subvention de l’Etat conformément à la loi. C’est la première fois depuis l’adoption de la loi portant la charte des partis politiques que ce financement prend autant de retard.

Il faut noter que dans les reformes électorales entreprises par les autorités de la transition du Mali, il y a une réelle volonté de celles-ci d’abroger la loi sur le financement des partis politiques. L’idée a été émise par le ministre de l’administration territoriale lors d’une rencontre avec les partis politiques. L’idée est purement et simplement rejetée par la classe politique qui opte pour le durcissement des conditions d’accès à ce financement.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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