PROJET DE PROROGATION DE LA TRANSITION EVENTRE : Les putschistes désormais entre l’enclume et le manteau

0
106

Les leaders politiques ont tenu lundi, 26 Juillet 2021 à l’hôtel de l’amitié une grande rencontre sur la transition. La crème de la politique de la politique malienne était bien au rendez-vous. A la suite des échanges, elle fait une forte déclaration au sujet de l’actualité et la conduite de la transition. “Soutien à la transition’’, mobilisation des partenaires et surtout le respect du délai des échéances prévus par la charte, mais surtout “la publication d’un chronogramme détaillé des tâche’’, sont entre autres les grandes lignes de cette rencontre.
Les grosses pointures du paysage malien étaient bien présentes. Soumeylou Boubèye Maïga, Moussa Mara, Bocary Tréta, Amion Guindo, Me Kassoum Tapo, Nouhoum Togo entre autres ont répondu présent à cette rencontre d’échange et d’orientation commune sur les tâches à mener pour la réussite de la transition.
Il s’agit des responsables des partis politiques et regroupement de partis politiques tels que : L’ADEMA, l’ASMA, la CODEM, le YELEMA, l’ARP, le RDS, le RPDM, la CDS, le PS Yelen Koura, l’APR, RPM, le MIRIA, Le MOREMA, Le FSD SAP pour ne citer que ceux-là. En tout, une quarantaine de partis politique bien présents ensemble sur une même table. Cette démarche en réalité vise à éventer le projet de prorogation de la transition en gestation dans les tiroirs des putschistes. C’est en ce sens qu’une déclaration a été élaborée lue à la fin des échanges entre ces leaders. Dans cette déclaration, les politiques rappellent aux autorités de la transition la nécessité de respecter les textes de la charte et des délais que celle-ci fixe.
En effet, les politiques ont vite compris le projet de prorogation en gestation avec l’argument fantoche de la mise en place d’un organe unique chargé de l’organisation des élections. En témoigne les opérations de séduction et de charme envers le peuple mis en place par les militaires au détriment de la mission cette transition. La déclaration du Chérif de Nioro, Bouillé Haidara en est une illustration parfaite de ce qui se prépare dans les coulisses.
C’est ainsi qu’ils se résolument engagés à travers cette déclaration pour empêcher “toute tentative du Premier ministre de proroger les échéances prévues pour l’organisation des élections’’. Visiblement, ils ont compris le message des militaires qui ne semblent plus être dans une logique de transmettre aussi vite que promise, le pouvoir aux civils.
Dans leur déclaration, la classe politique à fait face aux “situations sécuritaire, sociopolitique, sanitaire et économique complexe et sensibles’’ que traverse le pays, se charge d’“accompagner utilement la transition politique en cours jusqu’à son terme convenu dans la charte de la transitons’’. Prenant à témoins la charte et “les engagements pris par les autorités de la transition devant l’opinion nationale et la communauté internationale’’, ils lancent un appel solennel aux autorités de la transition et à l’ensemble des partenaires du Mali pour s’engager vers la réussite de la transition.
Pour parvenir à cette fin, la classe politique dit être “disponibilité à participer à toutes les initiatives de la transition pour asseoir une grande inclusivité dans la conduite des affaires publiques’’. Pour la quarantaine de partis et regroupements de partis politiques réunis, “la sortie durable de crise de notre pays, suppose la conduite d’actions, qui ne peuvent être envisagé pendant la seule période transitoire’’.
Par ailleurs, la classe politique affirme sans ambiguïté son attachement au “respect scrupuleux de la période de la transition et donc de la date retenue pour les prochaines élections générales, présidentielle et législatives, à savoir le 27 février 2022’’. Dans cette même déclaration, elle demande aux “autorités de la transition, de confirmer leur engagement à respecter les échéances par la publication d’un chronogramme détaillé de tâches allant dans ce sens et par l’abandon de tout projet susceptible de mettre en cause le respect de ce délai’’.
En sollicitant l’accompagnement de l’ensemble du peuple malien, et à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux pour une transition réussie, les politiques annoncent la mise en place d’un cadre de suivi de la transition.
La question que l’on se pose est de savoir si les militaires et leurs béquilles calculent encore le peuple malien dans sa majorité écrasante ?
Binadjan Doumbia
Source: Le Prétoire

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici