VIOLENCES DANS L’ESPACE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE: Des mesures fortes annoncées !

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Depuis quelques années, la violence s’est invitée dans l’espace scolaire et universitaire de notre pays. L’association malienne des élèves et étudiants du Mali est pointée du doigt d’en être l’auteur principal.
Après la montée crescendo de la violence dans l’espace scolaire et universitaire tous les regards étaient sur les autorités de la transition. Dans sa volonté de circonscrire au phénomène, le gouvernement de transition a mis en place une commission experte pour analyser les tenants et aboutissants de cette épineuse question. Cette commission a proposé une batterie de mesures. Il s’agit notamment de la gestion des parkings, gargotes, kiosques au centre national des œuvres universitaires. Aussi, on note la création des groupes de sécurité universitaire, le déguerpissement des kiosques installés illégalement dans les alentours des instituts d’enseignement supérieur, conditionner le bénéfice des œuvres universitaires à l’acquisition de la carte Cenou, renforcer l’éducation civique et morale dans les établissements scolaires et universitaires.

Comme si cela ne suffisait pas, pour redorer le blason de notre système éducatif, le gouvernement a demandé également l’abrogation des protocoles d’accord entre l’association malienne des élèves et étudiants du Mali et le Cenou. Plusieurs voix s’accordaient à dire que les gains pécuniaires seraient la principale cause de la montée en puissance de la violence en milieu scolaire et universitaire. La question qui hante l’esprit de tous les maliens est la suivante : Quelle serait la réaction des membres de l’AEEM à face ces décisions ? En tout cas, pour le moment ils retiennent d’abord leur souffle.

En présidant la réunion de concertation sur la feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations du Forum national sur la violence en milieu universitaire et son plan d’actions, le Chef du Gouvernement, Moctar Ouane, a rappelé la place prépondérante de l’école comme lieu de transmission des valeurs et des savoirs, dans l’éducation des enfants. Cette école malienne, jadis enviée dans toute la sous-région, offre malheureusement aujourd’hui un triste spectacle qui questionne sur l’avenir même de la nation. En effet, elle est gangrenée par une « violence endémique, entretenue et utilisée comme mode d’action par des groupes d’étudiants, qui est en passe de compromettre toutes les politiques éducatives de notre pays. Au fil des ans, l’espace scolaire, est devenu hautement criminogène, en cela que des armes de toutes sortes y circulent, que le trafic et la consommation de stupéfiants y prospèrent, alimentant vandalismes, agressions, humiliations et viols, perpétrés au quotidien sur d’autres étudiants, sur des professeurs ou sur le personnel administratif et technique », a-t-il martelé.
Le premier ministre, Moctar Ouane a regretté « qu’au moment où certains pays inaugurent des bibliothèques ou des centres d’excellence, que nous en soyons réduits au Mali à pleurer nos morts, ces élèves, étudiants, enseignants victimes d’actes de violences dans un espace qui a pour vocation, de cultiver la fraternité, l’esprit de tolérance et l’ouverture d’esprit. »

Ce triste constat ainsi que l’échec de nombreuses initiatives visant à juguler le phénomène, ont conduit les autorités de la Transition, à faire de la refonte du système scolaire un axe prioritaire de la Feuille de route, dont la mise en œuvre va nécessiter l’union sacrée de l’ensemble des Maliens autour de l’école », a-t-il souhaité.

L’espace universitaire était devenu un champ de bataille entre les étudiants. Chaque année, les étudiants s’adonnaient à des actes de violences de toutes formes à la veille du congrès de renouvellement du bureau de coordination et de la mise en place des responsables de classe. Au cours de ces affrontements plusieurs étudiants perdent la vie et d’autres sont gravement blessés. La situation avait atteint le pique et il fallait chercher une solution. Si ces mesures sont appliquées à la lettre, la violence scolaire et universitaire serait un mauvais souvenir.

Ibrahim Sanogo dit Oliver
Les Echos

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